‹ Théâtre completChapitre 1712 sur 1720 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les précédents, DAPHNIS.

LE PÈRE DE DAPHNIS

En effet, je vois sur son visage Je ne sais quoi de dur, de sombre, de sauvage. GLYCÈRE chante.

Cher amant, vole dans mes bras :

Dieu de mes sens, dieu de mon àmc, | Animez, redoublez mon éternelle flamme.... : Ah! ah! ah! cher époux, ne te détourne pas; 1 Tes yeux sont-ils fixés surmesyeux pleins de larmes? Ton cœur répond-il à mon cœur?

Du feu qui me consume éprouves-tu les charmes?

Sens-tu l'excès de mon bonheur?

(A celte musique tendre succède une symphonie impérieuse et d'un caractère terrible.) DAPHNIS, au père de Glycère.

(Il chante.) Écoute, malheureux beau-père, Tu m'as donné pour femme une mégère :

Dès qu'on la voit on s'enfuit ; Sa laideur la rend plus fière ; Elle est fausse, elle est tracassière; Et, pour mettre le comble à mon destin maudit, Veut avoir de l'esprit.

Je fus assez sot pour la prendre; Je viens la rendre :

Ma sottise finit....

Le mariage Est heureux et sage Quand le divorce le suit.

TRIO

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