ADÉLAÏDE DU GUESCLIN, ACTE II, SCÈNE VII
D'une cour qui me hait embrasse la défense ; Que vous voulez tous deux munir à votre roi Et de mon sort enfin disposer malgré moi. [mesT Vos discours sont les siens. Ah! parmi tant d'alar- Pourquoi recourez -vous à ces nouvelles armes? Pour gouverner mon cœur, l'asservir, le changer, Aviez-vous donc besoin d'un secours étranger? Aimez, il suffira d'un mot de votre bouche.
ADÉLAÏDE
Je ne vous cache point que du soin qui me touche,, A votre ami, seigneur, mon cœur s'était remis; Je vois qu'il a plus fait qu'il ne m'avait promis. Ayez pitié des pleurs que mes yeux lui confient; Vous les faites couler, que vos mains les essuient. Devenez assez grand pour apprendre à dompter Des feux que mon devoir me force à rejeter. Laissez-moi tout entière à la reconnaissance.
VENDÔME
Le seul Coucy, sans doute, a votre confiance; Mon outrage est connu; je sais vos sentiments.
ADÉLAÏDE
Vous les pourrez, seigneur, connaître avec le temps; Mais vous n'aurez jamais le droit de les contraindre, Ni de les condamner, ni môme de vous plaindre. D'un guerrier généreux j'ai recherché l'appui; Imitez sa grande âme et pensez comme lui.