‹ Théâtre completChapitre 359 sur 1720 · ALZIRE, ACTE V, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ALZIRE, ACTE V, SCÈNE VII

J'ai connu l'amitié, la constance, la foi ; Mais tant de grandeur d'âme est au-dessus de moi; Tant de vertu m'accable et son charme m'attire. Honteux d'être vengé, je t'aime et je t'admire.

(// se jette à ses pieds.) ALZIRE.

Seigneur, en rougissant je tombe à vos genoux. Alzire, en ce moment, voudrait mourir pour vous. Entre Zamore et vous mon âme déchirée Succombe au repentir dont elle est dévorée.

Je me sens trop coupable, et mes tristes erreurs...

GUSMAN

Tout vous est pardonné, puisque je vois vos pleurs. Pour la dernière fois, approchez-vous, mon père : Vivez longtemps heureux ; qu'Alzire vous soit chère ! Zamore, sois chrétien; je suis content; je meurs.

ALVAREZ, à MoMèzr.

Je vois le doigt de Dieu marqué dans nos malheurs. Mon cœur désespéré se soumet, s'abandonne Aux volontés d'un Dieu qui frappe et qui pardonne.

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