‹ Théâtre completChapitre 371 sur 1720 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ZULIME, RAMIRE, ATIDE, SÉRAME.

ATIDE.

Madame, dans ces murs votre père est entré.

ZULIME

Mon père!

RAMIRE

Lin!

ZULIME

Grand Dieu!

atide. [corte,

Sans soldats , sans es- Sa voix de ce palais s'est fait ouvrir la porte. A l'aspect de ses pleurs et de ses cheveux blancs, De ce front couronné, respecté si longtemps, Vos gardes interdits, baissant pour lui les armes, N'ont pas cru vous trahir en partageant ses larmes. Il approche, il vous cherche.

zulime. [roi !

0 mon père! ô mon Devoir, nature, amour, qu'exigez-vous de moi?

Il va, n'en doutez point, demander notre vie.

RAMIRE

Donnez-lui tout mon sang, je vous le sacrifie ; Mais conservez du moins...

ZULIME

Dans l'état où je suis, Pouvez-vous bien, cruel, irriter mes ennuis? Tombent, tombent sur moi les traits de sa \ < -t i- Allez, Atide; et vous, évitez sa présence, [geance! C'est le premier moment où je puis souhaiter De me voir sans Ramire et de vous éviter. Allez, trop digne époux de la triste Zulime; Ce titre si sacré me laisse au moins sans crime.

ATIDE.

Qu'entends-je ? son époux?

ramire. [pas ;

On vient, suivez mes Plaignez mon sort, Atide, et ne m'accusez pas.

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