LE FANATISME, ACTE III, SCÈNE III
L'aborder en seerei ri te venger de lui.
Tes autres favoris, zélés avec prudence,
Pour s'exposer à tout ont trop d'expérience ;
Ils sont tous dans cet âge où la maturité
Fait tomber le bandeau de la crédulité.
11 faut un cœur plus simple, aveugle avec courage,
lu esprit amoureux de son propre esclavage :
La jeunesse est le temps de ces illusions.
Séide est Loui en proie aux superstitions;
C'est un lion docile à la voix qui le guide,
MAHOMET
Le frère de Palmire?
OMAR
Oui, lui-môme, oui, Séide, De. Ion fier ennemi le fils audacieux, De son maître offensé rival incestueux.
MAHOMET
Je déteste Séide et son nom seul m'offense ; La cendre de mon fils me crie encor vengeance : .Mais tu connais l'objet de mon fatal amour; Tu connais dans quel sang- elle a puisé le jour. Tu vois que dans ces lieux environnés d'abîmes Je viens chercher un trône, un autel, des victimes: Qu'il faut d'un peuple fier enchanter les esprits, Qu'il faut perdre Zopirc et perdre encor son fils. Allons, consultons bien mon intérêt, ma haine, L'amour, l'indigne amour, qui malgré moi m'en- Et la religion, à qui tout est soumis, [traîne,
El la nécessité, par qui tout est permis.