‹ Théâtre completChapitre 525 sur 1720 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Le grand-prêtre OROÈS, les mages et le peuple, ISINIAS, AZÉMA; ASSUR , désarmé ; MITRANE, OTANE.

OTANE.

Il n'en est pas besoin; j'ai fait saisir le traître Lorsque dans ce lieu saint il allait pénétrer : La reine l'ordonna, je viens vous le livrer.

NINIAS

Qu'ai-je fait? et quelle est la victime immolée?

OROÈS.

Le ciel est satisfait; la vengeance est comblée.

(En montrant Assur.)

Peuple, de votre roi voilà l'empoisonneur.

(En montrant Ninias.)

Peuple, de votre roi voilà le successeur.

Je viens vous l'annoncer, je viens le reconnaître.

Revoyez Ninias et servez votre maître.

ASSUR

Toi, INinias?

OROÈS.

Lui-même : un dieu qui l'a conduit Le sauva de ta rage et ce dieu te poursuit.

ASSUR

Toi, de Sémiramis tu reçus la naissance?

NINIAS

Oui; mais pour te punir j'ai reçu sa puissance. Allez, délivrez-moi de ce monstre inhumain : Il ne méritait pas de tomber sous ma main. Qu'il meure dans l'opprobre et non de mon épée , Et qu'on rende au trépas ma victime échappée. (Sémiramis paraît au pied du tombeau, mourante; un mage qui est ù cette porte la relève.) ASSUR.

Va : mon plus grand supplice est de te voir mon (Apercevant Sémiramis.) [r01?

Mais je te laisse encor plus malheureux que moi : Regarde ce tombeau ; contemple ton ouvrage.

NINIAS

Quelle victime, ô ciel! a donc frappée ma rage?

AZÉMA

Ah! fuyez, cher époux!

MITRANE.

Qu'avez-vous fait?

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