‹ Théâtre completChapitre 632 sur 1720 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ZAMTI, ÉTAN.

ZAMTI.

Viens, ami... je t'entends... je sais tout par tes lar-

étan. [mes.

Votre malheureux fils...

ZAMTI.

Arrête, parle-moi De l'espoir de l'empire et du fils de mon roi : Est-il en sûreté?

ÉTAN.

Les tombeaux de ses pères Cachent à nos tyrans sa vie et ses misères. Il vous devra des jours pour souffrir commencés, Présent fatal, peut-être!

11 vit, c'en est assez.

0 vous, à qui je rends ces services fidèles! G mes rois! pardonnez mes larmes paternelles.

ÉTAN.

Osez-vous en ces lieux gémir en liberté?

ZAMTI.

Où porter ma douleur et ma calamité?

Et comment désormais soutenir les approches, Le désespoir, les cris, les éternels reproches, Les imprécations d'une mère en fureur?

Encor si nous pouvions prolonger son erreur!

ÉTAN.

On a ravi son fils dans sa fatale absence : A nos cruels vainqueurs on conduit son enfance, Et soudain j'ai volé pour donner mes secours Au royal orphelin dont on poursuit les jours.

ZAMTI.

Ah! du moins, cher Étan, si tu pouvais lui dire Que nous avons livré l'héritier de l'empire, Que j'ai caché mon fils, qu'il est en sûreté! Imposons quelque temps à sa crédulité.

Hélas! la vérité si souvent est cruelle! < m l'aime, et les humains sont malheureux par (lit1. Allons... Ciel ! elle-même approche de ces lieux: La douleur ej la mort sont peintes dans ses yeux.

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