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L'ORPHELIN DE LA CHINE, ACTE II, SCÈNE VII

J'envoyai la terreur el j'apporte la paix.

La mort du fils des rois suffit à ma vengeance.

Étouffons dans son sang la fatale semence

Des complots éternels et des rébellions

Qu'un fantôme de prince inspire aux nations.

Sa famille est éteinte : il vit; il doit la suivre.

Je n'en veux qu'à des rois ; mes sujets doivent vivre.

Cessez de mutiler tous ces grands monuments, Ces prodiges des arts consacrés par les temps; Respectez-les, ils sont le prix de mon courage. Qu'on cesse de livrer aux flammes, au pillage, Ces archives de lois, ce vaste amas d'écrits, Tous ces fruits du génie, objets de vos mépris : Si l'erreur les dicta, cette erreur m'est utile; Elle occupe ce peuple et le rend plus docile.

Octar, je vous destine à porter mes drapeaux Aux lieux où le soleil renaît du sein des eaux.

(A un des suivants.) Vous, dans l'Inde soumise, humble dans sa défaite, Soyez de mes décrets le fidèle interprète, Tandis qu'en Occident je fais voler mes fils Des murs de Samarcande aux bords du Tanaïs. Sortez : demeure, Octar.

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