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TANCREDE, ACTE II, SCÈNE V

AMÉNAÏDE, pleurant.

Nos malheurs...

ARGIRE.

Pleures-tu sur ton crime?

AMÉNAÏDE

Je n'eu ai point commis.

ARGIRE.

Quoi! lu démens Ion seing?

Non...

ARGIRE.

Tu vois que le crime est écrit de ta main. Tout sert à m'accabler, tout sert à te confondre. Ma tille î... il est donc vrai?... tu n'oses me ré-

[pondre.

Laisse au moins dans le doute un père au déses- J'ai vécu trop longtemps... Qu'as-tu fait?... [poir.

AMÉNAÏDE

Mon devoir.

Aviez-yous fait !•• votre ?

ARGIRE.

Ah ! c'en est trop, cruelle :

Oses-tu te vanter d'être si criminelle?

Laisse-moi, malheureuse; ôte-loi de ces lieux : Va, sors... une autre main saura fermer mes yeux.

AMÉNAÏDE sort presque évanouie entre les bras de Fanie. Je me meurs.

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