TANGRÈDE, ACTE HT, SCÈNE I
Tourments, trépas honteux... tout mon courage] Ces murs qui m'ont vu naître et dont je suis banni!
[cède... Apprends-moi dans quels lieux respire Aménaïde.
Non, il n'est point de honte en mourant pour Tancrè-
On peut m'ôter le jour et non pas me punir. [de. Quoi! je meurs en coupable!... Un père, une patrie! Je les servais tous deux, et tous deux m'ont flétrie !
ALDAMON.
Dans ce palais antique où son père réside. Cette place y conduit : plus loin vous contemplez Ce tribunal auguste où l'on voit assemblés
Elje n'aurai pouiMiioi, dans ces momentsd'horreur, Ces vaillants chevaliers, ce sénat intrépide, Que mon seul témoignage et la voix de mon cœur! Qui font les lois du peuple et combattent pour lui,
(A Fanie qui entre.) Et qui vaincraient toujours le musulman perfide,
Quels moments pour Tancrède! Orna chère Fanie! ; S'ils ne s'étaient privés de leur plus grand appui. (Fanie lui baise lamain en pleurant, et Aménaïde.V embrasse.) \ Voilà leurs boucliers, leurs lances, leurs devises, La douceur de le voir ne m'est donc point ravie! ! Dont la pompe guerrière annonce aux nations
FANIE.
Que ne puis-je avant vous expirer en ces lieux!
AMÉNAÏDE
Ah!... je vois s'avancer ces monstres odieux... (Les gardes qui étaient dans le fond s^avancent pour l'emmener.) Porte un jour au héros à qui j'étais unie Mes derniers sentiments et mes derniers adieux : Fanie... il apprendra si je mourus fidèle. Je coûterai du moins des larmes à ses yeux; [le. Je ne meurs que pour lui... mamortest moins cruel-