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SCÈNE III

OLYMPIE, L'HIÉROPHANTE, prêtres,

PRÊTRESSES

OLYMPIE

Vous qui compatissez à l'horreur qui me presse,

Vous, ministre d'un Dieu de paix et de douceur,

Des cœurs infortunés le seul consolateur,

Ne puis-je, sous vos yeux, consacrer ma misère

Aux autels arrosés des larmes de ma mère ?

Auriez-vous bien, seigneur, assez de dureté

Pour fermer cet asile à ma calamité ?

Du sang de tant de rois c'est l'unique héritage;

Ne me l'enviez pas, laissez-moi mon partage.

Je pleure vos destins; mais que puis-je pour vous? Votre mère en mourant a nommé votre époux: Vous avez entendu sa volonté dernière, Tandis que de nos mains nous fermions sa pau- Et si vous résistez à sa mourante voix, [pière ; Cassandre est votre maître, il rentre en tous ses olympie. [droits.

J'ai juré, je l'avoue, à Statira mourante De détourner ma main de cette main sanglante; Je garde mes serments.

l'hiérophante.

Libre encor dans ces lieux, Voire main ne dépend que de vous et des dieux. Bientôt tout va changer : vous pouvez, Olympie, Ordonner maintenant du sort de votre vie : On ne doit pas sans doute allumer en un jour Et les bûchers des morts et les flambeaux d'amour. Ce mélange est affreux ; mais un mot peut suffire, Et j'attendrai ce mot sans oser le prescrire. C'est à vous à sentir, dans ces extrémités, Ce que doit votre cœur au sang dont vous sortez.

olympie.

Seigneur, je vous l'ai dit ; cet hymen et tout autre

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