‹ Théâtre completChapitre 802 sur 1720 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

OBÉIDE, SI LMA, INDATIRE, SOZAME, HERMODAN.

{Des filles couronnées de fleurs et des Scythes sans armes font un demi -cercle autour de l'autel.)

HERMODAN.

Voici l'autel sacré, L'autel de la nature à l'amour préparé, Où je fis mes serments, où jurèrent nos pères.

{A Obéide.)

Nous n'avons point ici de plus pompeux mystères: Notre culte, Obéide, est simple comme nous.

SOZAME, à Obéide, De la main de ton père accepte ton époux.

{Obéide et Indatire mettent la main sur l'autel.) INDATIRE*

Je jure à ma patrie, à mon père, à moi-même, A nos dieux éternels, à cet objet que j'aime, De l'aimer encor plus quand Cet heureux moment Aura mis Obéide aux mains de son amant; Et, toujours plus épris, et toujours plus fidèle, De vivre» de combattre et de mourir pour elle.

OBÉIDE.

Je me soumets, grands dieux ! à vos augustes lois ;

{Ici Athamare et des Persans paraissent.) Je jure d'être à lui.... Ciel! qu'est-ce que je vois?

su LMA.

Ah! madame!

OBÉIDE.

Je meurs, qu'on m'emporte.

INDATIRE.

Ah! Sozame, Quelle terreur subite a donc frappé son âme? Compagnes d'Obéide, allons à son secours.

( Les femmes scylhés sortent avec Indatire.)

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