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LES SCYTHES, ACTE II, SCÈNE IV

Do ni nos cœurs et nos dieux sont les sacrés garants? Obéide, il n'a rien de la pompe inutile Qui fatigue ces dieux dans ta superbe ville; Il n'a pour ornement que des tissius de fleurs, Présents delà nature, images de nos cœurs.

OBÉIDE.

Va, je crois que des deux le grand et juste maître Préfère ce saint culte et cet autel champêtre A nos temples fameux que l'orgueil a bâtis. Les dieux qu'on y fait d'or y sont bien mal servis.

INOATIRE.

Sais-tu que ces Persans venus sur ces rivages Veulent voir notre fête et nos riants bocages? Par la main des vertus ils nous verront unis.

OBÉIDE.

Les Persans ! . . . que dis-tu ?. . . Les Persans !

INDATIRE,

Tu frémis!

Quelle pâleurj ô ciel, sur ton front répandue ! Des esclaves d'un roi peux-tu craindre la vue?

OBÉIDE.

Ah 1 ma chère Sulma !

SULMA.

Votre père et le sien Viennent former ici votre éternel lien.

INDATIRE.

Nos parents, nos amis, tes compagnes fidèles, Viennent tous consacrer nos fêtes solennelles.

OBÉIDE, ù Sulma.

Allons.... je l'ai voulu.

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