SCÈNE IV
HERMODAN, SOZAME, un scvthe.
SOZAME.
Pourquoi ne pas nous suivre? il diffère... hermodan.
Ah ! Sozame, Cher ami, dans quel trouble il a jeté mon âme! As-tu vu sur son front des signes de fureur?
SOZAME.
Quel en serait l'objet ?
HERMODAN.
Peut-être que mon cœur Conçoit d'un vain danger la crainte imaginaire; Mais son trouble était grand. Sozame, je suis père : Si mes yeux par les ans ne sont point affaiblis, J'ai cru voir ce Persan qui menaçait mon fils.
SOZAME.
Tu me fais frissonner... avançons; Athamare Est capable de tout.
La faiblesse s'empare De mes esprits glacés, et mes sens éperdus Trahissent mon courage et ne me servent plus...
(Il s'assied en tremblant sur le banc de gazon.)
Mon fils ne revient point... j'entends unbruithorri-
(Au Scythe qui est auprès de fui.) [ble.
Je succombe... Va, cours, en ce moment terrible,
Cours,assemble au drapeau nos braves combattants.
LE SCYTHE
Rassure-toi, j'y vole, ils sont prêts en tout temps,
SOZAME, à Hermodan.
Ranime ta vertu, dissipe tes alarmes.
HERMODAN, se relevant à peine.
Oui, j'ai pu me tromper; oui, je renais.