‹ Théâtre completChapitre 857 sur 1720 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

IRADAN, CÉSÈNE, ARZAME,

arzame, se jetant au cou de Césène.

Dans ma honte, seigneur, et dans mon désespoir, J'ai dû vous épargner la douleur de me voir. Je le sens, ma présence, à vos yeux téméraire, Ne rappelle que trop le forfait de mon frère ; L'audace de sa sœur est un crime de plus.

CÉSÈNE, la relevant.

Ah ! que veux-tu de nous par tes pleurs superflus?

arzame.

Seigneur, on va traîner mon cher frère au supplice ; Vous l'avez ordonné, vous lui rendez justice, Et vous me demandez ce que je veux ! ... La mort, La mort; vous le savez.

CÉSÈNE

Va, son funeste sort Nous fait frémir assez dans'ces moments terribles. N'ulcère point nos cœurs, ils sont assez sensibles. Eh bien ! je veillerai sur tes jours innocents : C'est tout ce que je puis; compte sur mes. serarzame. - [ments,

Je vous les rends, seigneur, je ne veux point de

[grâce ; Il n'en veut point lui-môme. Il faut qu'on satisfasse Au sang qu'a répandu sa détestable erreur ; 11 faut que devant vous il meure avec sa sœur. Vous me l'aviez promis ; votre pitié m'outrage. Si vous en aviez l'ombre et si votre courage, Si votre bras vengeur, sur sa tète étendu, Tremblait de me donner le trépas qui m'est dû, Ma main seraplus prompte et mon esprit plus ferme. Pourquoi de tant de maux prolongez-vous le terme?

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