LES GUÈBRES, ACTE IV, SCENE III
Ah! qu'il vive.
IRADAN.
CESENE.
A l'ingrat je ne puis pardonner.
Tu vois de notre étal la gène et les entraves; Sous le nom de guerriers nous devenons esclaves. Il n'est plus temps de fuir ce séjour malheureux, Véritable prison qui nous retient tous deux. César est arrivé; la tète de l'armée Garde de tous côtés les chemins d'Apamée. 11 ne m'est plus permis de déployer l'horreur Que ces prêtres sanglants excitent dans mon cœur ; Et, loin de te venger de leur troupe parjure, De nager dans leur sang, d'y laver ta blessure, Avec eux malgré moi je dois me réunir. C'est ton lâche assassin que nous devons punir; Et, puisqu'il faut le dire, indigné de son crime, Aux sacrificateurs j'ai promis la victime : Ta sûreté le veut. Si l'ingrat ne mourait, Il est Guèbre, il suffît, César te punirait.
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Je ne sais ; mais sa mort, en augmentant mes pei- Semble glacer le sang qui reste dans mes veines.