THYESTE, MÉGARE
THYESTE
Mégare, qu'a-t-on fait? ce temple est-il tranquille? Le descendant des dieux est-il en sûreté?
MÉGARE
Sous cette voûte antique un séjour écarté,
Au milieu des tombeaux recèle son enfance.
L'asile de la mort est sa seule assurance !
MÉGARE
Celle qui dans le fond de ces antres affreux [reux, Veille aux premiers moments de ses jours malheu- Tremble qu'un œil jaloux bientôt ne le découvre. Érope s'épouvante; et cette âme qui s'ouvre A toutes les douleurs qui viennent la chercher, En aigrit la blessure en voulant la cacher. Elle aime, elle maudit le jour qui le vit naître; Elle craint dans Atrée un implacable maître; Et je tremble de voir ses jours ensevelis Dans le sein des tombeaux qui renferment son fils.
THYESTE
Enfant de l'infortune et mère malheureuse, Qu'on ignore à jamais la prison ténébreuse Où loin de vos tyrans vous pouvez respirer !