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LES PÉLOPIDES, ACTE III, SCENE

J'attendrai dans la paix un fortuné trépas. Mes derniers jours sont beaux.... je ne l'espérais atrée. [pas.

Idas, autour du temple étendez vos cohortes; Vous, gardez ce parvis ; vous, veillez à ces portes.

[A Hippodamie.) Qu'une mère pardonne à ces soins ombrageux. A peine encor sortis de nos temps orageux, D'Argos ensanglantée à peine encor le maître, Je préviens des dangers toujours prompts à renaître.

Thyestc a trop pâli, tandis qu'il m'embrassait : Il a promis la paix; mais il en frémissait. D'où vient que devant moi la fille d'Eurysthée Sur vos pas en ces lieux ne s'est point présentée? Vous deviez l'amener dans ce sacré parvis.

HIPPODAMIE

Nos mystères divins, dans la Grèce établis, La retiennent encore au milieu des prêtresses, Qui de la paix des cœurs implorent les déesses. Le ciel est à nos vœux favorable aujourd'hui, Et vous serez sans doute apaisé comme lui.

ATRÉE

Rendez-nous, s'il se peut, les immortels propices : Je ne dois point troubler vos secrets sacrifices.

HIPPODAMIE

Ce froid et sombre accueil était inattendu.

Je pensais qu'à mes soins vous auriez répondu.

Aux ombres du bonheur imprudemment livrée,

Je vois trop que ma joie était prématurée,

Que j'ai du peu compter sur le cœur de mon fils.

ATRÉE

Atrée est mécontent; mais il vous est soumis.

HIPPODAMIE

Ah! je voulais de vous, après tant de souffrance, Vu peu moins de respect et plus de complaisance : J'attendais de mon fils une juste pitié. Je ne vous parle point des droits de l'amitié, Je sais que la nature en a peu sur votre àme.

ATRÉE

Thyeste vous est cher; il vous suffit, madame.

hippodamil:.

Vous déchirez mon cœur après l'avoir percé. Il fut par mes enfants assez longtemps blessé.... Je n'ai pu de vos mœurs adoucir la rudesse; Vous avez en tout temps repoussé ma tendresse, Et je n'ai mis au jour que des enfants ingrats. Allez, mon amitié ne se rebute pas.

Je conçois vos chagrins, et je vous les pardonne. Je n'en bénis pas moins ce jour qui vous couronne ; Il n'a pas moins rempli mes désirs empressés. Connaissez votre mère, ingrat, et rougissez.

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