SCÈNE XI LE MARQUIS, iM MÈMIIk
A sa parole il est fidèle*
L£ 1URQ0IS»
Joyeux et fier, je mets mon zèle A vous servir.
DOi^A ANA.
Et pour cela Seigneur marquis je vous rends grâce*
LS MARQUIS
Tattends vos ordres absolus.
Ordonnez et n^hésitez plus.
Belle seiiora, le temps passe*
y^i mis à profil les instants
Et souhaite que le service
Qui nécessite mon office
Soit pour vous des plus importants*
DOfifA ANA*
La noblesse et la courtoisie Que chacun en vous reconnaît, Seigneur, d'un appel indiscret Excuseront la fantaisie.
Et pour cela même je crois.
Qu'appréciant la circonstance.
Vous me prêterez assistance . Dans le péril que jentrevois* Doiia Flor qui toujours vous aime Et qui pleure votre abandon
Vous voyant fuir de sa maison Sans que de vous uo billet même Vienne adoucir son triste sort , De tous ses chagrins vous accuse, Et sa pauvre âme, que j'excuse, Demande un refuge à la mort.
Moi qui Testime et qui Tadore, Moi qui crois à sa loyauté , A fléchir votre cruauté Je prétends travailler encore.
Permettez^lui de vous revoir Car vous êtes noble, elle est femme, Et moi je supplie et réclame Pour une amie au désespoir.
LE MARQUIS, à part.
Hélas ! Flor, le ciel qui nous juge Sait que cet amour imposteur Qui met en pièces mon honneur A ma haine ôte tout refuge.
Tai juré... Maudit Timprudent Qui pour fuir la présente peine, Donne l'avenir et s'enchaîne !
Haut à Ana.
Sur le possible me fondant.
J'ai promis ; mais à l'impossible Je ne puis pas être tenu.
DONA ANA
Que dites- vous?
Le marquis.
Je dis...
n lui parle bas.
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