SCÈNE XII
DON DJÈGUE ET ENCINAS s'arrêtant à te«porte sans être tus. Les Mêmes.
ENCINAS, bas à don Diègae*
Venu Pour done Ana, cette insensible I
• DON mÈGVE, de même à Encinas.
Silence ! le marquis est là !
ENCINAS.
Et nous voici dans un beau piège.
DON DIÈGUE
Leur distraction nous protège.
Écoutons ce qu'il lui dira..
LE MARQUIS, haut à dona Ana.
A présent vous savez , madame, Ma résolution.
DONfA ANA.
Gomment ?
LE MARQUIS
C*e8t vouloir fondre un diamant Que me prier, oui, par mon âme I
DONA ANA
Ne rae repoussez pas, seigneur, A tant d'amour il faut vous rendre.
DON DIÈGUE , toujours au fond du théâtre.
Juste ciel J ai-je pu l'entendre ? J'en ai trop vu pour mon honneur I
LE MAROUIS.
î>oae Ana, trêve de prières.
LE MARQUIS
Oui, sur mon âme Elle a beaucoup de droits, madame.
Mais, sans parler de cet amour.
Je voudrais vous quitter contente.
BONA ANA
Ce refus étant le premier, Marquis, il sera le dernier.
LE MARQUIS
Seaora, c'est tromper l'attente D'un ami digne de pardon, Et j'approuverais votre plainte Si la mort pouvait par la crainte M'arracber un semblable don.
Il sort.