SCÈNE II
ENCIiNAS revenant avec Un EcUYEa, DON DIÈGUE. ENGINASj à l'Écuyer.
Et puisqu'enGn vous connaissez notre homme, Vous allez là prendre une belle somme, Mais sachez l'obliger.
li'jÉCUYER.
Comment? mes jours Seront trop peu pour servir ses amours.
11 a la main ouverte et libérale Et s'est acquis l'estime générale.
ENCINAS.
Avancez donc ?
l'Écuyer.
G*e8t le marquis?
ENCINAS.
C'est lui.
l'jégcyer.
Ou*ordonnez-vou8, monseigneur, aujourd'hui?
BON DIÈGUE
Tespère tout de ton obéissance, Espère ma faveur...
L'icUYER.
Sans réticence Ëproavez-moi par mes œuvres.
DON DIÈGUE
Eh bien, Dis, ta maîtresse est-elle au ht 7
l'écdyer.
De rien Nul ne saurait se douter, car Morphée De la maison qui dort fait un trophée,
Et serait-il vrahnent bien hasardeux De pénétrer dans sa chambre tous deux ?
l'écuyer.
Que prétendez- vous donc?
DON DIÈGUE
Retiens ta langue, Je te fais gçâce, ami, de la harangue.
Dirige-moi, va, je réponds de tout.
ENGINAS , à rëouyer.
Il faut mener l'affaire jusqu'au bout.
Puisque de tout il répond. Bonne chance.
l'écuyer.
Je crains...
'25ii ACQUÉRIU DES AMIS
ERCINAS, bas à don Diègue.
Le char à trop griocer commence, Il faudrait Toindre.
DON DIÈGUf, bas à Encin^s.
Je n'ai plus un sou, El toi ?
ENCINAS.
Pardieu i j'ai là l'or du Pérou.
Il prendra bien peut-être cette chaîne, D'un ancien maître, helas 1 dernière aubaine.
Il donne à son maître la chaîne, et celui-ci la donne à l'écuyer.
Je paie ainsi ma dette à qui me sert.
Prends cet à-compte. •
l'écuyer.
O noble homme disert 1 Que ne vaincrait une telle éloquence ?
Suivez mes pas; surtout faîtes silence.
DON DtÈGUE, à lui-même.
Oui j'éteindrai la lumière en entrant.
ENCINAS.
Dieu nous assiste en un péril si grand 1
DON DIÈGUE, à l'écuyer.
Si par hasard tu vois la valetaille Vouloir entrer pour me livrer bataille.
Menace-les de moi, retiens-les tous..
l'écuyeh.
Chacun d'entre eux voudrait mourir pour vous.
Us sortent.
Une salle dans PAlcaxar.