‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 106 sur 192 · SCÈNE PREMIÈRE DON DIÊGUE, ENCîNAS · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE DON DIÊGUE, ENCîNAS

DON DliGUE (!)•

Celui là seul qui counalt d'où lu 8ors^ Qui sait juger too cœur sous ces dehors, Ton rare esprit et ton expérience, T'accordera, comme moi , confiance.

ENGINAS.

Cfest augmenter mes obligations.

DON DIÈGUE

L'amour nous guide et nous réussirons»

ENCINAS.

Son écuyer m'attend, exact à l'heure, L'or ouvrira cette chaste demeure.

Quand je leur eus départi les doublons J'étais la fleur au milieu des frelons.

Si je donnais à l'un d'eux une pièce, L'autre louchait aussitôt de liesse»

Mais le coquin à qui je racontai Notre complot pour la nuit projeté,

(1) Ici comme partout je coatiiMie à suKrc le mètre de roriginal*

Gomme un joueur pipé dressa Toreille, Je vous ramène.

Il sort.

DON DIÈGUE

O nuit I viens et conseille Celui qui veut se venger du dédain De doïïe Ana I... Dans sa chambre soudain Et sous le nom du marquis qu'elle adore, Je veux entrer quand la nuit dure encore, Et par ma ruse assurer le succès, Si mon amour ne peut trouver accès.

Il faut chercher remède à ma démence.

Il est passé Tinstant de la clémence, Et qui me blâme, oublie assurément Ce qu'il ferait avec un coeur aimant.

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