‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 113 sur 192 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

UN CRIEUR, au dehors, Les MÊMES.

LA VOIX DO CRIEUR^ au dehors.

« Le roi, notre seigneur, promet deux mille ducats à qui livrera Juan Encinas, natif de Gordoue, et à lui-même s*tl se présente les lui accorde avec le pardon de tous ses délits et fiait défense à tous de lui donner secours ou asile sous peine de la vie. Ordonne que cet édit soit crié. »

ENGINAS.

Que dites-vous, seigneur, du cri Et des deux mille?

DON DIÈGUE

Ils ont grand'hàte.

De peur que cela ne se gâte Loin de ces lieux cherche un abri.

BHCINAS.

Feux mille dncats et ma grâce !

Pardieu ! seigneur, c'est bien tentant

Que dis4u 7

SNGllfÂS.

^ je puis pourtant Pécher la somme, et par Tespaoe M'envoler dans ma liberté Qui dira qu'il soit préférable De vivre en moine misérable^ Fugitif, proscrit, tourmenté 2 Pardon I la faute est réparable Je vais vous rendre tous vos dons.

Il fait mine de se déshabiller.

DON DIÈGUE, l'en empêchant.

Es-tu fou?

ENCINAS.

Moi je me cuirasse Contre la misère vorace, La justice et les abandons.

DON DIÈGUE

Est-ce le fait d'une âme honnête?

ENCINAS.

Charité commence par soi Et ma grâce?...

DON DIÈGUE

Encinas, eh quoi?

Tu crois à la promesse faite ?

ENCINAS.

Voulez-vous en nier l'effet?

DON DiÈGqs Oui.

ENCINAS

C'est la parole royale; C'est la loi.

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