SCÈNE XII LE ROI, UN SECRÉTAIRE
LE ROI
.C'est justice.
LE SECRÉTAIRE
Songez, seigneur.
Qu*UD homme d'un si grand mérite, Sar nn sonpçon, sans preuve écrite.
Ne i>eot subir ce déshoDoeur!
LE BOL
Ne vous bercez pas de ce doute.
Quand ud grand devient importun Soupçon et preuve, c'est tout un.
Quel témoin suit la droite route Quand il faut ainsi s'exposer?
Et puis, pesez bien les indices Et les causes accusatrices.
Sur deux chefe on les peut baser.
On prouve que dans ce jour même Où chez Ana vint le marquis Les valets lui furent acquis Par son libéral stratagème.
Et puis la lourde chaîne d'or Qui lui fit ouvrir cette porte Était à lui : la chose importe.
Trois témoins l'affirment encor.
En outre, c'est la voix publique Qui condamne en lui le tyran Et le veut déchu de son rang.
Cette sévérité s'explique.
Le peuple, pour justes qu'ils sont, Hait les favoris de son maître ; Si Toccasion vient à naître Le premier il les frappe au front.
Jugez alors si ma vengeance Doit poursuivre le délinquant.
Et punir ce cas trop fréquent Qu'autorisa mon indulgence.
▲ paru Pour éclaircir la vérilé II convient d'être inexorable.
Mais je saurai s'il est coupable Par le moyen que j'inventai.
Haut au secrétaire.
Écoutez-moi.
Il parle bas au secrétaire, qui sort.