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SCÈNE XIX

LE SECRÉTAIRE et DOJ^A AN A, LE MARQUIS, DON PÈDRE, DON FERNAND, DON DIÈGUE, DOliiîA FLOR , près <!"«« porte, LE ROI, en vue derrière la fenêtre.

L£ SECRÉTAIRE

Marquis, montrez la fermeté D'une âme grande et généreuse, Une sentence rigoureuse Mais qu'approuve Sa Majesté Veut qu'à la mort on vous apprête.

Songez, Marquis, au leademain :

Done Ana prendra votre main.

Le bourreau prendra votre tète.

LE ROI, & part.

S'il refuse cette union

Il démontre son innocence.

LE MARQUIS

Je mourrai par obéissance.

Mais nul n'a de droit sur mon nom.

J'attends qae le bourreau paraisse;

Mes jours sont au fer inhumain, Je dispose seul de ma main.

doSa apta.

lafâme 1

LE SECRÉTAIRE

La foule se presse. L'échafaud déjà vous altend.

LE MARQUIS

Pourquoi relarder le supplice?

Allons I remplissez voire office.

Don Pèdre et don Fernand s approchent.

DON PÈDRE

Arrêtez î

DON FERNAND

Dieu qui nous entend A vous justifier commence.

DON DIÈGDE.

Le coupable seul doit périr.

LE SEGRJÉTAIRE

Qui donc est-il? Qui doit mourir I

DON FERNAND ET DON DliCUE.

îious deux I

DON DIÈGUE

C'est moi dont la démence, Dont l'amour aveugle et fatal Osa par cette ruse infâme Vous déshonorer, noble femme.

Que sur moi retombe le mal I D'Eocinas vous voyez le maître, Il ne fut jamais au marquis ; Don Fernand , Dona Flor, requis De témoigner le font connaître.

DON PBRNAND.

Je le jure !

doRa flor.

Moi comme lui I

DON FERNAND

El pour éclairer voire haine C*e8t moi qui remis cette chaîne A ce valet qui s'est enfui; Le marquis me Tavait donnée La nuit où son frère périt.

Il sauva les jours du proscrit Et Poiïense fut pardonnée.

Bien plus, cet ami généreux, M'assura dehors un asile ; Son âme est à ce point virile Qu'avec la mort devant les yeux Il garde le secret encore.

Voilà tout ce que je lui dois, Je dénonce donc à vos lois Ma faute que chacun ignore, Je m'accuse pour le payer.

Qu'entre nous deux le roi décide.

Car c'est moi qui suis l'homicide Moi seul, et je laisse crier Cette foule ingrate et meinteuse Qui, sans vergogne et sans remord.

Impute au marquis cette mort.

Dans celle occurrence douteuse, Je viens, j'affirme et dis mon nom I Don Sanche m^avait fait offense Par son .insolente défense.

De me montrer sous le balcon

ACQUÉRIR DES AMIS t291

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