‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 132 sur 192 · SCÈNE VII GHIGHON, Bans manteau et ayec sa jarre, TEODORA · texte numérisé non relu

SCÈNE VII GHIGHON, Bans manteau et ayec sa jarre, TEODORA

GHiGHON. Madame, quelle est cette confusion ? quel est ce bruit?

TEODORÂ. Ghichon, mon malbeur seul a tout caiiisé. Eramène-moi bien vite dMci, il est arrivé un grand dommage.

GHIGHON. Je Tai bien vu» mais je ne puis y remédier. Où dois-je vous conduire ?

TEODORA. chez quelqu'ami où j'évite la rigueur et le châtiment du comte.

GHiGHON. Je ne sais où, car c'est grand péril que de placer la femme sous le pouvoir d'autrui. Votre beauté me donne mille craintes. Une fois en tète-à-tète avec vous il n'y a plus d'ami , et les cheveux blancs eux-mêmes deviennenl des javelots. Mais je me réclamerai d'un ambassadeur.

TEODORA. Tu dis bien.

GHiGHOif. Là, en sûreté, vous garderez la bonne et la mauvaise fortune de mon maître.

TEODORA. Allons.

GHIGHON. Bénis soient. Amen l ceux qui les premiers inventèrent les palais des ambassadeurs pour les coquins de bien I

Us sortent.

LE XlfîSEnAlND DE SÉGOVIE 307

Une prison.

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