SCÈNE VIII GARGERAN, prisonnier, DON JUAN
DON JUAN. Je dis qu'à mon idée la véritable raison qui vous Ibtdans cette geôle n'est pas celle qu'on donne à entendre ; lyaune cause plus grave et pour lacacher, Garceran/ ils prêtent cette couleur à l'injure qu'ils vous font.
GARC£RAN. Hélas I jc le comprends bien. Je sais bieo, ^las! que Glariana est la cause du mal que je souffre. Je jusqu'en me retenant ici leur intention est de me tuer, parce JDe, étant qui je suis, m'enfermer dans la prison publique c'est le pas me cacher qu'il s'agit de rigueur, de fureur et de ^geance.
DON JUAN. La faveur de son père donne tant d'orgueil au Nie, qu'il veut venger sa jalousie comme un outrage.
GiRCEBAN. Je trouvai des enchantements sur les lèvres de iette belle villageoise qui efface la clarté du soleil^ je trouvai ks foudres dans ses yeux; elle me déroba mon âme, don 'Dan; le comte me vit en conversation avec elle; il dissimulasa aloasie, mais je sus lire dans son cœur en contemplant la valeur mortelle de son visage; et il prétend mettre fin à ses iOQpçoDs en prenant ma vie, bien employée, belle Glariana, si l'est pour toi que je la perds !
DON JUAN. Garceran, cette galanterie est digne d'un chevalier errant. Le nécessaire et l'important c'est de penser à fotre tête.
GARCERAN. Gomment?
iK)N JUAN. En cherchant quelque moyen d'éviler cette
bourrasque par la fuite ; car, eofio, ce n'est qu'en vivant que l'on triomphe et que Ton arrive à tout.