SCÈNE XI
GAMAGHO, CiORNEJO^ JARAMILLO, Les Mêmes.
GAMAGHO. Puisque Pedro Alonzo l'assure et que son courage est connu, il sortira dMci comme il Ta annoncé.
GORNEJO. Gamacho, je me range de ton avis.
JARAMILLO. Il vaut mieux se montrer pour ce qu'on est que de supplier ces suppôts de l'enfer. — Il est là.
GAMACHa Parions-lui. — Ami Pedro !
DON FERNANDO. Oh I Gamacho 1
GAMAGHO. Tai fait part de votre projet à Gornejo et à Jaramillo qui disposent de tous les braves. Plus de vingt sont prêts à vous aider et à vous suivre.
DON FERNANDO. Eh bicu, liberté, camarades I La fortune aide les audacieux. Rachetons le péril par le péril; tant d'hommes ne doivent pas dépendre d'une plume qui comme elle fend l'air veut couper^ Parque inexorable, le fil de nos existences.
ne donne point d'audience sans que je sois présenl ; Tamilk et la bienveillance qu'elle a pour moi m'assurent de tous ceui qui Tenvironnent, car ceux-là seuls qui me plaisent plaisen au roL En outre, le tisserand, qui sait ce que je puis, doit s'ob server et craindre la rigueur de la justice s'il déclare qu'il i osé croiser le fer avec moi ; ceci serait pour lui plus dang» reux que le meurtre quMl a commis.
FiNio. La chose est évidente.
LE COMTE. Gomment va Claudio 7
Finie. La blessure a ouvert la porte à la vie, si le chini gien ne ment pas.
LE COMTE. Pauvre diable I
FiNÉo. Pauvre Amesto qui, mort sans confession, a paj pour la faute d'autrui 1 Mais dites-moi, seigneur, cet événe ment a-t-il calmé votre ardeur pour Teodora ? -
LE COMTE. Finéo, mon amour n'est pas raisonnable ; il &i| qu'elle soit à moi ou le chagrin me tuera. La flèche éUi empoisonnée puisqu'une seule blessure a produit tant ik mal
FiNio. Et Glariana, que dirait-elle si elle le savait ?
LE COMTE. La crainte est l'aiguillon de l'amour ; il se réfroidit dans la sécurité. Cette nouvelle passion m'incendie; il n'est pas de cœur épris qui ne change le bien qu'il possède contre celui qu'il désire.
FiNÉo. Mais si vous la perdez sans regret, pourquoi seigneur, vous occupez-vous avec tant de rigueur de Garceran, parce qu'il a parlé à Clariana 7
LE COMTE. Je ne venge pas mon amour, mais mon honneur ; Garceran m'a offensé en aimant une femme que j'ai aimée. Ajoute que Clariana était alors toute ma joie, que je n'avais pas encore vu la lumière divine de Teodora. Mais mon père 8*avance. Pars vite et informe-toi de cette belle io-