‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 138 sur 192 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

LE COMTE, FINÉO.

FiNÉo. Cet événement a causé un grand scandale dans Servie, et il n'est" pas douteux que cette arrestation du tisse and ne vous ait fait du tort.

LE COMTE. Je ne pouvais l'empêcher sans tout faire conlallre, et d'ailleurs la jalousie ne pardonne pas. Cet homire !8t si violent, si brave et si audacieux, que libre et offensé il ût pu me faire un mauvais parti. Au reste il est mieux où il raiera sa folie ; si le peuple en murmure, pourvu que le roi le sache rien, peu importe. Sa Majesté, tu ne l'ignores pas,

dont il est environné ; mais que, lorsqu'il commence à jucher, ces branches qui faisaient sa gloire deviennent un poids qui vient hâter sa chute ? Ne vous cite-t-on pas mille histoires, mille exemples ? N'avez-vous pas vu Beltran Ramirez gouver-* ner le royaume, et ensuite sur une scène funeste les rayons de sa faveur réduits en fumée par Tenvie ? £h bien, quelle' folle conûance vous donne Taudace d'irriter par vos excès les jusles vengeances de cette ville ? Un homme est près de sa femme, et vous, irrité et arrogant, vous Tinsultez après la M avoir enlevée ! Plût au ciel que, comme il vengea son outrage sur vos deux valets^ il vous eût puni vous-môme en vous ôtant la vie I

LE COMTE. Seigneur.

LE MARQUIS. Nc cherchcz pas d'excuse. Réprimez vos excè^ ou, par la vie du roi, si vous ne le faites, je vous enfetroerai' dans un château d'où vous ne sortirez que lorsque le temps ayant couvert de neige votre lête, l'ardeur de votre sang se trouvera calmée.

nsort.

LE COMTE. Les menaces et les conseils qui s'adressent à uo insensé seront sans effet, tant que vous ne m'aurez pas rendo la raison en me rendant Teodora.

n sort.

La prison.

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