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SCÈNE IV UN PâTSAN, Les Mêmes

LE PAYSAN, Chantant.

La plus laide des filles De qui claquent les os, Me semble un jeu de quilles Dedans un sac enclos.

OAMAGHO. Arrête vilain !

LE PATSAN. Je m'arrête, mais vous n'arrêtez rien.

DON FERNANDO. Gouime ceU, tu n'en seras que plus eu sûreté. Où vas-tu ?

LE PAYSAN. Je viens de voir ma sœur qui se mariait à juadarrama, et je m'en retourne à mon village.

DON FERNANDO. D'OÙ eS-tU ?

LE PAYSAN. De Villar, hameau distant de deux lieues de )égovie, au pied de cette montagne.

DON FERNANDO. Y a-t-il daDs ton hameau quelqu'un qui passe pour riche ?

LE PAYSAN. Seigneur, je ne sais pas. Bourrique ? la plus estimée est celle de Blas Ghaparron, parce que c'est un brave étalon.

DON FERNANDO. Je dis : pou^r riche.

LE PAYSAN. Un homme riche 1 dans un hameau quelle richesse peut-on trouver? H y a seulement uoe femme à qui* tout zagal bien élevé fait la cour pour sa propreté et pour sa beauté, et l'on dit tout bas dans l'endroit qu'elle a beaucoup de bijoux.

830 LE TlddERAND DE SËGOYIE

GAHACHo. Et cette paysanne eet-elle mariée t

LE PAYSAN. Seigneur, elle... elle dit qu'elle est demoi» selle.

GAMAGHO, Gomment est son nom ?

LE PAYSAN. Glariana.

DON FERNANDO. AVBC qui habite-t-elle ?

LE PAYSAN. Ayec Une servante qu'elle a.

GAMAGHO, à part. Voilà uu bulin accommodé de façoa i m donner de Tappétit.. (Haut.) Enlevons cette femme, capitaine.

DON FERNANDO. Quoi 1 tu Taîmes déjà ?

GAMAGHO. OÙ manquent les femmes quel plaisir peot-oa trouver?

DON FERNANDO. Bien pâîlé.

GAMAGHO. Ce vilain pourra nous servir de gaide«

DON FERNANDO. L'auteuF du jour cache déjà dans rhumidi Océan son coche radieux. En partant tout de suite nous serons couverts par le silence de la nuit et nous arriverons I temps.

GAMAGHO. Vilain, guide-nous vers ton village!

LE PAYSAN, à part. Gctle fois^ Glariana, ta virginité va êln^ obligée de parler vrai.

Us sortent.

Chez le comte, à Ségovie.

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