‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 159 sur 192 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

UN VOYAGEUR, UN AUBERGISTE, portant ww lampe àBmk.

LE VOYAGEUR, entranu Hôtelier 1 hé 1 hôtelier I

l'aubergiste. Imbécile 1 je sais bien mon nom. (n pose u lampa sur une petite table.)

LE voTAGEUR. Nous VOUS attendons.

l'aubergiste. Cet autre, qui eulrait dans une galère pour ramer, disait la même chose.

le voyageur. Nous avons la pépie.

l'aubergiste. Puissent Tavoir tous ceux qui maugréent contre moil

le voyageur. Ya-t-il de quoi souper?

l'aubergiste. Vous aurez une anguille de mer roulée.

LE voyageur. Des plaisanteries à moi? purgatoire des voyageurs !

l'aubergiste. L'anguille de mer a des arêtes et non des plaisanteries.

LE VOYAGEUR. QucUe saintc naïveté I c'est pour cela que vous passez pour un nigaud.

l'aubergiste. Le métier le requiert ; mais vous qui parlez avec tant de malice, qui êtes-vous?

le voyageur. Je suis lailleun

i.*AUBERGisT£. Moi aabergiste, nous ponvons «li«r d« pair; Bais d*où venez-vous 7

LE VOYAGEUR. Du soDQptueux Alcazar qui se mire dans les ;laces que ce ruisseau dérobe à la sierra pendaDt les ebaleurs le rété.

i.*AUB£RGiST£. Ce palaîs de délices est celui de Pedro de os Cobos.

LE VOYAGEUR. Le comte don Juan s^est retiré là mélancoiqae et soucieux (on le dit hypocondriaque) ; mais d'autres iffirment que son père le punit de cette façon pour quelques folies de jeunesse. J'étais allé pour Tentretenir d*une certaine affaire.

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