DON GARCIA , DOSA CLARA
po!îA CLARA. Seigneur, contenez-vous.
DON GARCIA. Téméraire, sois heureux de m'avoir échappé I
DOî^A CLARA. Trésor de ma pensée!...
DON GARCIA. Traltressc , fermez ces lèvres trompeuses; comme le feu croît avec le vent, vos cajoleries augmentent mes affronts. Quel crocodile trompeur, quelle sirène perfide caresse ainsi pour ôter la vie I
DOfifA CLARA. Qu'cst-cc quc Cela ?
DON GARCIA. Vous Ic demandez ? En vain penses-tu, ennemie, nier tes trahisons : je sais que je t'ai perdue, et que ta as en secret favorisé ce marquis que tu nommes ton parent; mais tu ne m'as pas trompé, ce n'est pas un parent, c'est un amant.
DONA CLARA. Écoulel Pourquoj juges-tu si vite, pourquoi écoutes-tu si facilement des soupçons vains et non fondés, pourquoi ne vois-tu pas que ce même toit abrite un autre objet capable d'assujettir le cœur le mieux arm^? Si ton affection pour
moi Ta fait croire que seule je pouvais diriger la paissante jnain de Tamour, rappelle-toi que le ciel a placé dans les yeux honnêtes de Leonor, ma nièce, plus qu'un pouvoir humain^ une vertu divine. C'est pour elle que brûle d*un ardeot amour le marquis mon parent.
ho^ oARCt/k. Que dis-tu ? Comment cela se peut4l7
DO>A CLARA. Je dis qu'il perd la tôle pour Leonor, et que la première fois qu'il la vit, ravi par sa beauté, il resta subjugué à ce point que loin de pouvoir cacher son émotion, son âme la proclama par ses yeux.
DON GARCIA, à paru Qu'cnleuds-je, ô ciel !
Dor5fA CLARA. Croyez-vous que j'invente?
DON GARCIA, à part. J'enrage de jalousie.
Bofix CLARA. Encore aujourd'hui, et vous me croirez peuU élre, je les surpris causant en tête-à-têle.
DON GARCIA. Taîsez-vous l
Do!iA CLARA. Afin de vous prouver la vérité de ce que je dis, qu'elle môme vous le raconte. (Eue appelle.) Leonor!
DON GARCIA, à part. Ahl malheureuxî