‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 59 sur 192 · LEONOR, LES MÊMES · texte numérisé non relu

LEONOR, LES MÊMES

LEONOR. Tu appelles?

DONA CLARA. Que t'esl-ll arrivéavec le marquis? Voyons, disle vite, don Garcia doute de mon amitié pour toi et pour IuL

LEONOR, h part. Tomoignôrai-je contre moi-môme ?

Dor^A CLARA. Pourquoî hésites-tu?

LEONOR. JQ vais parier. Aujourd'hui lé marquis veoBût te

faire visite, elme rencontraDl comme je traversais par hasard la galerie, commença à me peindre sa passion, DO^A CLARA. Êtes-vous Satisfait?

DON GARCIA, à part. La jalousîe me brûle, (il ôle son chapeau

en parlant à dona aara.) Plus VOUS prétendez me satisfaire et plus vous m'offensez, à quoi sert-il de me tromper?

LCOiroR, à part. Ses flèches sont maintenant à mon adresse.

!>0!f GARCIA. Pourquol, cruelle, m'avoir élevé si haut pour une si grande chute? Vous m'ôterez la vie, ingrate, avant de m*acc5order une faveur. Un tigre d'Hyrcanie m'aura déchiré avant que vous m'ayez écouté. Laissez-moi, perûde.

DOllA CLARA. Attendez.

DON GARCIA. Que peut attendre celui qui désespère 7 Pourquoi forcer vos yeux à regarder celui qui cause vos ennuis? Qui mourut dans votre mémoire ne peut vivre en votre présence. Que le marquis jouisse en paix de tant de bonheur I

DOfÏA CLARA. RCVCUeZ.

LEONOR. Restez.

nollA CLARA. Ma patience est à bout Écoutez ; ou je ne VOUS comprends pas ou vous ne m'entendez pas. Vous vous offensez de la réparation elle-même.

LKoiroR, le retenant. En quoi ma tante est-elle coupable de Tamour du marquis 7

nom GARCIA. Làchez-moi. Vous me retenez, fourbe I comme vous avez vite appris la vie fausse et trompeuse de Madrid ! Qui aurait cru qu'une fille si belle et si jeune aurait égalé ses fourberies aux minutes de sa vie?

LEONOR, à part. C'est moi qu'il attaque maintenant.

DON GARCIA. Plaisc à Dieu que l'amour traversant d'une flèche vengeresse la neige de voire cœur, vous rencontriez quelqu'un qui VOUS trompe comme vous m'avez trompé l

Il sort»

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