LEONOR, LES MÊMES
LEONOR. Tu appelles?
DONA CLARA. Que t'esl-ll arrivéavec le marquis? Voyons, disle vite, don Garcia doute de mon amitié pour toi et pour IuL
LEONOR, h part. Tomoignôrai-je contre moi-môme ?
Dor^A CLARA. Pourquoî hésites-tu?
LEONOR. JQ vais parier. Aujourd'hui lé marquis veoBût te
faire visite, elme rencontraDl comme je traversais par hasard la galerie, commença à me peindre sa passion, DO^A CLARA. Êtes-vous Satisfait?
DON GARCIA, à part. La jalousîe me brûle, (il ôle son chapeau
en parlant à dona aara.) Plus VOUS prétendez me satisfaire et plus vous m'offensez, à quoi sert-il de me tromper?
LCOiroR, à part. Ses flèches sont maintenant à mon adresse.
!>0!f GARCIA. Pourquol, cruelle, m'avoir élevé si haut pour une si grande chute? Vous m'ôterez la vie, ingrate, avant de m*acc5order une faveur. Un tigre d'Hyrcanie m'aura déchiré avant que vous m'ayez écouté. Laissez-moi, perûde.
DOllA CLARA. Attendez.
DON GARCIA. Que peut attendre celui qui désespère 7 Pourquoi forcer vos yeux à regarder celui qui cause vos ennuis? Qui mourut dans votre mémoire ne peut vivre en votre présence. Que le marquis jouisse en paix de tant de bonheur I
DOfÏA CLARA. RCVCUeZ.
LEONOR. Restez.
nollA CLARA. Ma patience est à bout Écoutez ; ou je ne VOUS comprends pas ou vous ne m'entendez pas. Vous vous offensez de la réparation elle-même.
LKoiroR, le retenant. En quoi ma tante est-elle coupable de Tamour du marquis 7
nom GARCIA. Làchez-moi. Vous me retenez, fourbe I comme vous avez vite appris la vie fausse et trompeuse de Madrid ! Qui aurait cru qu'une fille si belle et si jeune aurait égalé ses fourberies aux minutes de sa vie?
LEONOR, à part. C'est moi qu'il attaque maintenant.
DON GARCIA. Plaisc à Dieu que l'amour traversant d'une flèche vengeresse la neige de voire cœur, vous rencontriez quelqu'un qui VOUS trompe comme vous m'avez trompé l
Il sort»