ACTE TROISIÈHS
GBRMAINB.
Je ne sais pas si je vais sortir.
PASCAL
Vous changez d'idée?
GERMAINE^ ôtant son manteau.
Ma foi...
PASCAL, découragé.
On ne peut jamais compter sur elle.
ETIENNE
Pauvre Pascal !
Madeleine entre.
MADELEINE
Monsieur pourrait-il venir un instant?
ETIENNE.-
Qu'est-ce qu'il y a ?
MADELEINE
Le tapissier demande où il faut accrocher les ta* bleaux dans la chambre de monsieur?
ETIENNE
Si tu te chargeais de ça, Germaine ?
GERMAINE^ prenant un livre et s'assejrant.
Oh ! je suis plus sûre de ton goût que du mien.
ETIENNE^ à Madeleine.
J'y vais, (a Pascal.) Nous avons chacun notre chambre depuis l'autre jour.
GERMAINE
Excellent pour le cerveau.
ETIENNE, à Pascal.
Elle me boude.
PASCAL, à part*
Je ne suis pas encore trompé.
ETIENNE^ à Mafdelein*.
Ces lettres pour la poste.
MADELEINE
Bien, monsieur.
ÉTIENKE.
Et remettez de l'encre dans cet encrier.
MADELEINE, & part
Ils le font remplir pour se le jeter à la tête.
GERMAINE, à Madeleine qui yeut empalrter son manteau.
Laissez mon manteau là.
Madeleine sort, Etienne se lève &t se dirige vers la porte. ETIENNE, à GermaiAe, revenant sur àés pas.
Si tu sors, ne rentre pas trop tard; nous dînons ce soir chez les Henriet.
GERMAINE
Vas-y sans moi, veux-tu? je passerai ma soirée au coin du feu.
PASCAL
Je viendrai vous tenir compagnie.
GERMAINE
Inutile.
ETIENNE, à Germaine-
Ça ne t'attristera pas que je t'abandonne ?
GERMAINE
J'aurai juste le chagrin qu'il faut.
ETIENNE, avec ironie.
Quelle résignation I En vérité, je ne te reconnais plus depuis huit jours.
GERMAINE
Tu verras, dans linéique temps je serai parfaite.