‹ Théâtre d'amourChapitre 160 sur 232 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MARIOTTE

Ce sont des histoires plus piquantes que les miennes, et vous mériteriez bien que je vous les disse.

DOMINIQUE, frémissante.

De quelles histoires s'agit-il encore? Parlei,

BRAGONY

Mariette !

MARIOTTB

Non^ je suis moins méchant que vous, et pourtant notre devoir serait peut-être de vous éclairer.

Assez de réticences, je vous somme de vous expliquer.

BRACONT

Mais il ne sait rien du tout, ma chère amie.

BÉHOPé

11 est à moitié gris.

BRACONT

Il ne pourrait qu'inventer.

MARIOTTI

Puisqu'il en est ainsi!...

BRACONT

Tais-tei donc, animal, tu as assez bavardé.

MARIOTTE

Soit.

DOMINIQUE

Vous avez raison. Il ne pourrait qu'inventer. S'iï savait quelque chose, ce n'est pas la charité qui lui fermerait la bouche. Quand le vin lui a délié la langue.

il dirait du mal de sa mère, plutôt que de ne pas parler,

MARiOTTE

Ne me défiez pas, je vous le conseille.

Gomment pourriez-vous garder le secret des autres, vous qui criez sur les toils le nom de vos maîtresses? Ah! je plains la pauvre femme qui vous demanderait un peu de mystère. Dieu fasse qu*on ne vous rencontre pas ensemble, vous lui arracheriez sa voilette du visage afin qu on la reconnût?

MARIOTTE^ à bOOt.

Pourtant si on venait chez moi, on ne trouverait pas ses lettres d'amour étalées sur ma table, toutes grandes ouvertes.

fiÉHOFÉ

Et tu ne les donnerais pas à lire à tes amis?

MARIOTTKJ

Ou à mon domestique.

DOMINIQUE

Comme Prieur? C'est à lui que vous pensai.

MARIOTTE, à Bracony.

Hein? tu te souviens, le jour où nous étions ensemble dans son cabinet de toilette?]

BRACONY

Je n'étais pas là. Tu te trompes.

MARIOTTE, à Bohépé.

Allons donci II prenait son bain, et on lui faisait les ongles, quand on lui apporta une lettre. Tranquille-

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