SCÈNE CINQUIÈME
aUÉRIN.
Madame. ••
FRANÇOISE
Mon mari va rentrer^ monsieur.
OUÉRIN^ vivemeilt.
Ah!
FRANÇOISE
Voulez- vous l'attendre ici, seul, dans son atelier?
GUÉRIN, s'avançant.
En vérité, madame, j'aurais mamraise grâce à refuser.
FRANÇOISE
Voilà des journaux, des revues, je vous laisse. (Prête à BorMr.) C'est égal, OU a de la peine à vous retenir.
GUÊRIN.
Pardonnez-moi, madame, (a part, avec ironieJ) Elle est charmante, c'est dommage.
Après avoir remonté la scène, Françoise revient tout à coup sur ses pas.
FRANÇOISE
Cela VOUS semble étrange, n'est-ce pas ? monsieur, de voir une femme dans cet atelier de garçon, installée, chez elle?
GUÉRIN
Mon Dieu, madame...
FRANÇOISE
Avant de vous laisser seul, car je vais vous laisser, il faut que ^ vous sachiez 'que cette femme est très coiitente de vous savoir à Paris.
88 Lk CHANGE DE FRANÇOISE
GUÊRIN.
Nous sommes arrivés cette semaine.
FRANÇOISE
Et vous êtes déjà là, c'est bien.
GUÉRI M^ ay«c ironio.
Il y a si longtemps que je n'ai vu Marcel...
FRANÇOISE
Un an.
GUÉRIN
Et, depuis, beaucoup de choses se sont passées.
FRANÇOISE
Vous le retrouvez marié...
GUÉRIN
Et heureux.
Heureux I...
GUÉRIN
Cher Marcel I Ah 1 j'ai hâte de lui serrer la main.
FRANÇOISE
Vous n'avez pas oublié mon mari, monsieur. Je vous remercie.
• GUÉRIN
Gomment ne pas aimer un cœur si loyal !
FRANÇOISE
Et moi, il va falloir m'aimer un peu aTissi?
GUÉRIN
C'est déjà fait.
FRANÇOISE
Vraiment, vous pensez tout ce que *"^ms écrivexT