ACTE TROISIÈME 4Ô
ANTOINETTE
Eh bien; Raymond demande le divorce, et il veut me prendre ma fille.
DOIUNIQOB
Déjà!
ANTOINETTE
L'assignation est rédigée.
DOMINIQUE
Es-tu bien sûre?
» ANTOINETTE
L^avoué de Raymond me Ta communiquée.
Ma petite Antoinette!
ANTOINETTE
Ce soir probablement, je recevrai du papier timbré.
DOMINIQUE
Je te Tavais ptédit que rindulgence de ton mari ne durerait pas.
ANTOINETTE
Dans quelques jours, demain s^il Texige, Hélène peut être entre les mains de son père.
DOMINIQUE
La loi l'y autorise.
ANTOINETTE
Parbleu! Ce sont des maris trompés qui Tont faite**. Mais comme je ne conçois pas l'existence sans ma filJe, je vais mettre mes répugr.dr.ces de côté, et, ne jette \)a^ les hauts cris, je vais tenter une réconciliation avec M. Bellangé.
DOMINIQITB
rti me surprends un peu, je ravofie.
Je vais proposer à mon mari ce qu'il m*a offert le mois dernier et que j'ai refusé si légèrement; puisqu'il est le plus fort, je me i^éèigûe.
DOMINIQUE
Si facilement?
ANTOINETTE
Tu me désapprouves?
DOMINIQUE, vivement Quelle précipitation I On essaye de se défendre au moins 1
ANTOINETTE
A quoi bon quand la partie est perdue d'avance?*
DOMINIQUE
As-tu bien pesé toutes les donséquences d'un acte pareil?
ANTOINETTE
Je préfère m'enchaîner par une décision rapidç. Quand ce sera fait, ce sera fait, tant pis.
Un sUence.
DOMINIQUE
Et, naturellement, c'est sur moi que tu comptes pour amenef un rapprochement entre Raymond et toi?
ANTOINETTE
Ça va sans dire... Quoiqu'il m'en coûte un peu de te mêler à ces choses.