SCÈNE HU^ITIËMI |j
TANIMA^ à Heaata
Des menaces?
Chantant.
Ma fortune est modeste Car leé écoliers d'Estt»
Sont humbles damerets.
RENATO^ interrompant.
Mon maître !
LAZZARO^ à Renato.
Il va prendre un catarrhe.
Laisse-le donc chanter.
VANINA, chantant.
Ma fortune est modeste...
RENATO^ interrompant.
Assez !
Yanîna fait vibrer sa guitare.
Tu te tairas.
VANINA, à Renato.
Bientôt» quand je serai dans ses bras.
RENATO
Dans ses bras ?
LAZZARO
Gourmand t
YANINA, chantant.
Ma fortune est modeste.
Car les écoliers d'Esté - Sont humbles damerets.
Mais j'ai des baisers prôti.
L'amour fini, je reste ; J'aime à causer aprôs.
11^ t'iNFIDÉLÈ
RfiNATO^ interrompaBl.
Assez.
YANINA^ à Renaio.
Plus loin^ ta voix est dîscordaBt Ma Yanina se pâme aux baisers de l'andante.
LAZZARO^ à ReaatOf
Tu troubles son bonheur.
RENATO
Je gâte un rendez-vouiL
▼ANINA,
Oui.
RÊNATO. •
C'est ma maîtresse.
YANINA
Ouais t
Elle fait vibror sa guitare.
LAZZARO
Moins de bruit, plus de coupn.
Sinon vous allez faire, ô têtes idiotes. Surgir un podestat suivi de stradiotes.
RENATO^ désignant la fanôtre de Vanina*
Elle a posé sa lampe à côté du carreau.
VANINA^ à HenatQ,
Va-t'en.
LAZZARO^ à R^aato.
Va-t'en.
RENAÏO, à lai*liièm«é
Va-t'en?
SGÉifE HUITIÈME 115
VANÏNA, chantant*.
Tourne l'espagnolette.
Je chante à l'aveuglette»
Crotté comme un archer; Mais si tu veux pécher.
Je ferais ma toilette Avant de me coucher.
Le chant cdsse. L'accompagnement continue.
RENATO^ à Vanina.
Chante, godelureau î Tu ne dormiras pas ce soir à côté d'elle. Je la trahis, mon cher, mais elle m'est fidèle.
VANINAj h Renato.
Tu la trompes?
LAZZAHO, a Vanina.
C'est vrai, mais il y tient. «.
RBNATO.
Fort peu,
VANINA, à Renato.
Tu la trompes? Prends garde, elle écoute,
RENATO, à Vanina.
Oui, morbleu!
Je la trompe.
lazzaro.
Souvent.
Souvent.
tAZZARO.
Tous les dimanches.
1'. G0 eOQpIët peut être remplace par l'un des précédents.
YANINA^ à part.
Jo n'ai plus qu'à mourir.
A Renato^ lui montrant ane clef*
Ta belle a des revanches.
Mon ch«r, voici sa clef.
RENATO^ ayec d^fl.
Entre alors.
LAZZARO^ à Vanina.
Sois plus breL
YANINÂ, «ê dirigeant rer» U port*.
Merci.
IiAZZARO, retenant Renato.
N'agite pas les cornes de ton chef.
RENATO, barrant la route à Vaniaa.
Il faut qu'il meure.
VANINA, à Renato.
n faut que Nina m'appartienne.
RENATO, digaînanU
Eh bien! j'aurai ta vie...
VANINA, dégainant à son tour.
Ou je prendrai la tienne.
liAZZARO, les séparant.
Point de sang.
RENATO, à LauarO*
Point d'avis.
A Vanina.
D^fènds-tol.
YANINA
Je t'attendsi