‹ Théâtre d'amourChapitre 48 sur 232 · SCÈNE HU^ITIËMI |j · texte numérisé non relu

SCÈNE HU^ITIËMI |j

TANIMA^ à Heaata

Des menaces?

Chantant.

Ma fortune est modeste Car leé écoliers d'Estt»

Sont humbles damerets.

RENATO^ interrompant.

Mon maître !

LAZZARO^ à Renato.

Il va prendre un catarrhe.

Laisse-le donc chanter.

VANINA, chantant.

Ma fortune est modeste...

RENATO^ interrompant.

Assez !

Yanîna fait vibrer sa guitare.

Tu te tairas.

VANINA, à Renato.

Bientôt» quand je serai dans ses bras.

RENATO

Dans ses bras ?

LAZZARO

Gourmand t

YANINA, chantant.

Ma fortune est modeste.

Car les écoliers d'Esté - Sont humbles damerets.

Mais j'ai des baisers prôti.

L'amour fini, je reste ; J'aime à causer aprôs.

11^ t'iNFIDÉLÈ

RfiNATO^ interrompaBl.

Assez.

YANINA^ à Renaio.

Plus loin^ ta voix est dîscordaBt Ma Yanina se pâme aux baisers de l'andante.

LAZZARO^ à ReaatOf

Tu troubles son bonheur.

RENATO

Je gâte un rendez-vouiL

▼ANINA,

Oui.

RÊNATO. •

C'est ma maîtresse.

YANINA

Ouais t

Elle fait vibror sa guitare.

LAZZARO

Moins de bruit, plus de coupn.

Sinon vous allez faire, ô têtes idiotes. Surgir un podestat suivi de stradiotes.

RENATO^ désignant la fanôtre de Vanina*

Elle a posé sa lampe à côté du carreau.

VANINA^ à HenatQ,

Va-t'en.

LAZZARO^ à R^aato.

Va-t'en.

RENAÏO, à lai*liièm«é

Va-t'en?

SGÉifE HUITIÈME 115

VANÏNA, chantant*.

Tourne l'espagnolette.

Je chante à l'aveuglette»

Crotté comme un archer; Mais si tu veux pécher.

Je ferais ma toilette Avant de me coucher.

Le chant cdsse. L'accompagnement continue.

RENATO^ à Vanina.

Chante, godelureau î Tu ne dormiras pas ce soir à côté d'elle. Je la trahis, mon cher, mais elle m'est fidèle.

VANINAj h Renato.

Tu la trompes?

LAZZAHO, a Vanina.

C'est vrai, mais il y tient. «.

RBNATO.

Fort peu,

VANINA, à Renato.

Tu la trompes? Prends garde, elle écoute,

RENATO, à Vanina.

Oui, morbleu!

Je la trompe.

lazzaro.

Souvent.

Souvent.

tAZZARO.

Tous les dimanches.

1'. G0 eOQpIët peut être remplace par l'un des précédents.

YANINA^ à part.

Jo n'ai plus qu'à mourir.

A Renato^ lui montrant ane clef*

Ta belle a des revanches.

Mon ch«r, voici sa clef.

RENATO^ ayec d^fl.

Entre alors.

LAZZARO^ à Vanina.

Sois plus breL

YANINÂ, «ê dirigeant rer» U port*.

Merci.

IiAZZARO, retenant Renato.

N'agite pas les cornes de ton chef.

RENATO, barrant la route à Vaniaa.

Il faut qu'il meure.

VANINA, à Renato.

n faut que Nina m'appartienne.

RENATO, digaînanU

Eh bien! j'aurai ta vie...

VANINA, dégainant à son tour.

Ou je prendrai la tienne.

liAZZARO, les séparant.

Point de sang.

RENATO, à LauarO*

Point d'avis.

A Vanina.

D^fènds-tol.

YANINA

Je t'attendsi

Page 1