‹ Théâtre d'amourChapitre 49 sur 232 · GÊNE HUITIÈME · texte numérisé non relu

GÊNE HUITIÈME

RENATO

Ta fauvette en ton cœur se taira pour longtemps.

Ils croisent le fer.

LAZZARO^ à Renato.

Tu ne le tueras pas ! Quand monsieur par fortune Vient te débarrasser d'une femme importune. Tu veux l'exterminer, ingrat !

RENATO, grayement, à Yanina.

Mille pardons.

Il remet l'ëpée au fourreau.

LAZZARO

La fille est ennuyeuse et nous vous la cédons.

RENATO

Je sais par le menu comment elle est bâtie. Bonsoir.

liAZZARO.

£xcus6z«nous.

YANINA, à Renato.

Tu quittes la partie?

LAZZARO

Tous nos remerciments.

RENATO

Prends soin de son bonheur.

YANINA, à Renato.

Recto et sors ton épée.

RENATO

Elle est en bois, seigneur.

YANINA

Au {Bit, les Arlequins pour sabres ont des iattes. Ci jepeox t'insulter sans peur que tu te battes.

il8 t'ïiïi'iDtLit

tk±±AtO.

Bravo.

RBNATa, à Vanina.

Délivre-moi.

VANINA^ à Renato.

Tu paîras tes lazzi.

RBNATO.

Je suis rassasié de ce pl^it, goûtes-y.

VANIKA^ lui iâtttnt son ftant au Visag*.

Tiens, lâche t

àËlïAtO^ dégainant.

Tu le veut.

VANINA

Enfin!

RBNATO.

Mol, lâche, en garde I Je ne tremblerai pas.

tÀNÎNA.

Parce qu'oil té regaMe.

LAS:ZÀtid.

Un poltron avisé ti'est poltron qu'en secret.

Vakiïîa.

Et si tu décampais ton ami le dirait.

Ils croisent le fer une seconde fois. La lune s'est Toilée. robscarité est complète.

RENAtO.

Heureux homme, bientôt tu vas jouir paisible De ritUthensé bonheur dé n'être plus nuisible.

SCÈHË KfTiTlilfE liO

YÂNINA.

Imprud€^nt.

LAZZARO, iet «éparânt. i

Halte-là 1 Les claux ne sont plus clairs.

RSMATO.

Nos fers en se heurtant jetteront des éclairs.

LAZZARO. >

Eh bien I égorgez-vous et que l'ombre aux longs voiles Vous prête son linceul que Dieu broda d'étoiles.

• RENATO. '"•» '"' '

En garde.

LAZZARO^ à Vanina.

Entre avec lui dans l'éternel sommeil.

VANtNA. •' ■ ' " »

Qu'ils viennent ces longs jours qui n'ont pas de soleil f Je mourrai sans remords, mon âme n'est point f aufeSe J ISUé f&it un signe de croix.

LAZZARO, à Vanina.

Et Vanina demain te suivra dans la fosse. On couchera l'amante à côté ^e l'amant. Et vous serez unis jusqu'au grand Jugement.

RENATO, à Vi^niiia, ireprenant le combat.

Es-tu prêt, bon chrétien ?

VANINA

En baisant ce rosaire.

De mon premier amour je bénis la misèrel'

EUe jetto son chapelet et attaque Renato,

A toi. *— ' ♦■'- -'= '

RBNATO, ripostant.

Tiens.

f^. L'INFIDÈLK

TANIN A^ lâchant 80& Ap4e et ohaBceUal.

Je meurs.

•RBNATO.

. r' Chante.

TANIN A^ tombant.

Adieu, Renate, adieu.

Elle tombe» son masque se détache, ses cheveux se déroulent; . 1, ., la lune reparaît et illumine son Tisage.

J'ai tué Vaniaa j •

LAZZARO

La justice de Dieu.

r ' . TANINA, à Renato.

Tu me trompais, ami, je ne pouTais plus Tivre,

LAZZARO

'Toïxncrre!/

RENATO

Tu TÎTras.

TANINA.

Adieu, je te déliTre.

' . Elle meurt.

RENATO

Vanina !

On entend une marche joyeuse qui s'approche*

LAZZARO

* Son souper qu'on apporte en chantant.

RBNATO.

Elle est morte, Nina I Morte, entends-tu?

LAZZARO

J'entend,

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