‹ Théâtre d'amourChapitre 50 sur 232 · SCÈNE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE HUITIÈME

A Vanîna) étendue et immobile.

Va, ne regrette rien, petite aux longues tresses ;

Il dira ton histoire à ses autres maîtresses.

Car il est de la race ingrate des rimeurs.

Et grâce à^ ses beaux vers, ô pure enfant qui meurs,

A travers le cercueil où ses mains t'auront mise.

Les gais Vénitiens te verront en chemise.

RRNATO.

Je suis un malheureux, je suis un criminel.

LAZZARO, à Vanina. '.■'..«

Plains-toi de cette vie à ton Dieu paternel. Va, ne regrette rien; toujôurs,*malgré leurs flammes, Les hommes ont menti sur la bouche- des femmes; Et le temps d'un bonheur est si vite fini.

RENATÔ.

Pardonne-moi, Nina.

LAZZARO, à Renato.

Le duel est puni.

Emportons l'enfant mort et cachons les rapières.

RENATO

Une larme d'amour mouille encor ses paupières.

Et l'indignation ferme son poing crispé.

RENATO

Elle m'était fidèle.

LAZZARO

Elle t'aurait trompé.

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