SCÈNE VI GERMAINE, ETIENNE
GERMAINE
Enfin, nous sommes seuls. Tu ne vas plus me tourmenter.
ËTIBNNB.
Tu m'en veux encore î
GERMAINE
Non.
ÉTIENKE^ fermant la porte.
A la bonnp heure.
GERMAINE
Quelle chance! Tous les deux.
172 AllOUREUSK
ÉTIBNNB.
Oui.
GERMAINS
Tu as raison^ fenne la porte.
^ ETIENNE
Je ne l'ai pas fermée tout à fait, je t'avertis
GERMAINE
Oh ! ce n'est jamais toi qui mets les verrous.
ETIENNE
Impatiente.
GERMAINE^ gamine.
Au moins, laisse -moi t'embrasser. Qh ! ne crains rien, je ne serrerai pas trop fort. Je t'embrasserai tendrement, sans mauvaise pensée^ à ta façon.
ETIENNE
Embrasse-moi comme tu veux.
GERMAINE
Gomme je veux ?
ÉTIENNB.
Ton amoureux le permet.
GERMAINE
Oui, mais mon mari le défend.
Elle lai donne un baiser»
ÉTIENNB.
Assez.
GERMAINE
Encore un...
ETIENNE
Je suis pressé.
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àCTE PREMIER 173
GERMAINE
Ça ne prendra pas de temps.
Lfî dernier, alors.
GERMAINE
Parole.
Elle l'embrasse encore.
ETIENNE
Ah! Tu me fais sauter. La mâtine 1 Elle connaît tous les trucs.
GERMAINE
J'en aurais inventé.
ETIENNE, plaisantant.
Veux-tu bien te taire, impudique ! Si un journaliste nous entendait...
GERMAINE
Les gens pervertis sont toujours scandalisés. A ton tour
ETIENNE, l'embrassant.
Voilà.
GERMAINE
Déjà fini?
ÉTIBNNB.
Oui.
GERMAINS
Un seulement?
ÉTIBNNB.
Un de plus serait dangereux.
GERMAINB.
Eh bien?..
fiTtENNB.
Changeons de conversation.
GERMAINE
Puisque tu vas partir, il n'y a pas de dan^rer
ÉTIBKKE.
Tout à l'heure.
GERMAINE
Un seul? enfin! C'est toujours ça. Parle à présent, raconte.
ETIENNE
Quoi?
GERMAINE
Ta journée.
ETIENNE
Mais je n'ai rien à raconter.
GERMAINE^ tendrement.
Raconte tout de môme, allons, mens-moi un peu. Tu ne me fais plus de tes chers mensonges.
Je t'ai tout dit, je te le jure.
Il se lève.
GERMAINE, le forçsfht à se rasseoir.
Oh ! ne bouge pas, je t'en prie. Il y a un siècle que je ne t'ai vu.
ETIENNE
Voyons, je suis sorti à deux heures et demie.
GERMAINE
Deux heures.
ETIENNE
Il n'est que six heures.