ACTE PREMIER
GËHMAINB.
Six heures un quart.
ETIENNE
Diafcie, je vais manquer mon train.
GERMAIl^E.
La pendule avance.
ETIENNE
Quelle enfant I Personne ne croirait que tu es mariée depuis huit ans.
Ça t'étonne, hein? que je t'aime depuis si longtemps. Oh ! je suis contente de te voir. On ne dirait jamais que je vis avec toi, n'est-ce pas?
liTIENNB.
Le fait est...
GERMAINE
As-tu remarqué comme je suis gaie quand tu n'es pas méchant?
ETIENNE, fat.
C'est vrai.
GERMAINE^ ayeo admiration.
Saiç-tu de quoi tu as l'air? D'une jolie femme à qui l'on vient de faire un compliment.
ETIENNE
Passe-moi les allumettes.
GERMAINE
Est-il gentil de me demander quelque chose t Qu'est-ce qu'il te faut maintenant? Je voudrais ta servir.
- ETIENNE, alIumanC une cigareUe.
Mets- toi là et ne parle plus
i76 AMOUREUSE
Oh I ne regarde pas tes papiers, tu travailleras en voyage.
ETIENNE
Tu as raison. D'ailleurs, je ne suis pas en train, ce soir
GERMAINE
Et tu tousses.
ETIENNE
Il fait froid dans cette chambre.
GERMAINE
Avec un feu pareil? Tu plaisantes, on étouffe ici.
ETIENNE
Je suis tout frissonnant, si je me chauffais.
GERMAINE
C'est ça, chauffons-nous. Ensemble, c'est si amusant I
ETIENNE
Oui, chauffons-nous.
Ils s'approchent da feu.
GERMAINE
En effet, tu as l'air fatigué ce soir. Tu ne te sens pas malade, au moins?
ÉTIBNNB.
Quelle idée!
Il faut faire un peu plus attention à ta santé» Etienne, je te trouve imprudent.
ÉTIBNNB*
Impi'udent?