SCÈNE PREMIÈRE ETIENNE, GERMAINE
ETIENNE, assis à son bureau, seul, l'air préoccupé, étudiant l'indicateur.
Alexandrie, Florence* huit heures moins cinq... j'avais encore le temps... Bah t N'y pensons plus, puisque Moriceau part à ma place... Moriceau! uu heureux choix!... Oh I. les femmes I
GERMAINE, sur le seuil de la porte, tendrement.
Comment ! Tu es seul, et tu ne me le fais pas dire?
ETIENNE, à part.
Ah î maintenant, il faut que je m'occupe de son petit cœur, (a a#rmaine.) Que cherches-tu?
QERMAINE, dérangeant les papiers d'Etienne*
Mes livres... Ah! les voici.
ETIENNE
Prends garde, tu vas renverser l'encrier.
GERMAINE
Tu permets que je m'installe à côté de toi?
ETIENNE
Comme tu voudras.
GERMAINS
Où donc est mon coupe-papier?
ETIENNE
Je n'y ai pas touché.
GERMAINE^ lui arrachant son coupe-papier des mains
Je prends le tien. Enlève ce dictionnaire qui me gêne.
ETIENNE
Es- tu à ton aise ?
GERMAINE^ s'asseyant tout près de lui.
Je suis très bien à présent^ merci. Je suis très contente.
âTIBNNB.
Allons, tant mieux.
GERMAINS
Et toi?
ETIENNE
Puisque tu es contente, je suis content
J'ai dit à Madeleine de nous servir ici. Nous dînerons sur cette petite table, comme avant-hier. Ça ne te déplaît pas?
ETIENNE
Au contraire.
GBRMAINB.
£t nous donnerpns congé aux domestiques.
ÉTIENNB.
Entendu.
GERMAINE
Tu te mettra? là, le dos au feu. Si Pascal s'invite, ne lui cède pas ta place. Je m'en prive pour toi, mais pas pour lui.
JÉTIENNE.
Oh! nous ne le reverrons pas aujourd'hui.
GERMAINE
Il reviendra, à coup sûr.
ETIENNE
Pour me serrer la main avant mon départ.
GERMAINE
A moins que sa maîtresse le garde.
Par extraordinaire.
GERMAINK.
Peu probable.
ÉTIENNB.
Pauvre garçon !
GERMAINE
Ses amours vont mal, il traverse une crise.
ETIENNE
Et il ne travaille pas.
Un silence. Germaine feuiUette un roman, Etienne écrit, GERMAINE.
(Je monsieur que j'ai apetçu tout à l'heure venait du ministère, n'est-ce pas?
Él'iBNNfl.
Oui. .