ACTE DEUXIÈME
CATHERINE
Gouailleur!
ÉTIBNNB, affectueux.
Le bon temps.
CATHERINE, s'écartant de la table.
C'est égal, votre dîner me tente, je change de place. Ce guéridon dressé dans un coin, ce paravent qui Venveloppe amoureusement, ce Champagne, ces fleurs, tout cela éveille des idées de polissonneries, de libertinage, et me rappelle mes débuts dans la vie.
ETIENNE
Avec un autre que moi.
CATHERINE
Du caviar, une salade russe ! Je ne connaissais pas • cet homme-là. Décidément, mon cher, il y a dix ans, vous étiez plus raisonnable.
ETIENNE
Il y a dix ans, j'étais moins jeune.
CATHERINE
Quel ton lugubre! (Un silence.) Est-ce que?...
âTIBNNE, viTement.
Je suis heureux, mais je suis tourmenté, ahuri, je perds mon temps, je... enfin,vous comprenez... Avec vous au moins...
CATHERINE
Avec moi vous dormiez?
ETIENNE
Avec vous je n'avais pas besoin d'être amoureux
CATHERINE
Voilà ce que c'est, (un silence.) Que voulez- vous ?
Nous avions vécu l'un et l'autre avant de nous connaître, et votre femme ignorait tout,, lorsque vous l'avez rencontrée. Nous avons eu notre part, il est Lien juste qu'elle ait la sienne.
ETIENNE
Je n'en vois pas la nécessité.
CATHERINE
An revoir, et pas tfop de regret.
ETIENNE^ lui tendant son sae.
Vous oubliez votre petit sac.
CATHERINE
Ah I vous m'avez fait peur.
ETIENNE
Ça contient des choses précieuses?
Je l'avais pris tantôt, pour aller chez mon agent.
• ETIENNE
Vous avez donc un agent de change à pfésentt
CATHERINE
J'en, ai môme deux.
ÉTIENNB.
C'est plus prudent.
GATHERINB
Dame I