‹ Théâtre d'amourChapitre 89 sur 232 · SCÈNE VI GERMAINE, ETIENNE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI GERMAINE, ETIENNE

GERMAINE^ gamine.

Je peux revenir?

kClt DEUXIÈME iZB

ÉTIEKfN».

Pourquoi pas?

GERMAINE

Est-ce un homme bon ou un homme méchant que je vais retrouver ?

C'est selon.

GERMAINE

Oh I oh I ça gronde déjà.

ETIENNE

Mettons-nous à table.

GERMAINE

Demande pardon avant. (Elle tend le eoiu» il 7 dépdse un baiser du bout des lèvres.) Pas fameux; je pardonne' tout de même.

ETIENNE^ se mettant à table.

Qu'as-tu fait de Pascal ?

GERMAINE

Rien. Il est parti depuis longtemps ; il n'est resté qu'une minute avec moi.

Elle s'assied.

ETIENNE

Il est allé se réconcilier.

GERMAINE

Passe-moi le caviar.

ETIENNE^, grognon.

Il n'y a pas de potage ?

GERMAIN9

C'est toi qui as commandé.

ETIENNE

Pas'^.al t'a dit le nom de la personne qui était làf

QERMAINB.

Mademoiselle Villiers.

ETIENNE

Son ami Garrington est à Pise, en train de mourir et elle venait me demander de pousser jusque-là quand je serai à Florence.

GERMAINE

Elle savait donc que tu partais ? '

ETIENNE

Elle a déjeuné ce matin avec les Marcotte.

GERMAINE

Quelbesoin de s'adresser à toi ! Elle a de l'aplomb, celle-là.

ETIENNE

Voyons, je suis médecin, j'allais là-bas; puis, après dix ans!,.. Catherine Villiers n'est plus une jeune femme.

GERMAINE

Elle exerce encore.

ETIENNE

Si peul

Est-ce qu'elle a toujours sa figure bourgeoise?

ETIENNE

Toujours son teint clair et ses cheveux lisses.

GERMAINE

On ne croirait jamais que c'est une femme de théâtre.

ETIENNE

Ma foi, tu as plus l'air d'une actrice qu'elle.

Page 1