SCÈNE VI GERMAINE, ETIENNE
GERMAINE^ gamine.
Je peux revenir?
kClt DEUXIÈME iZB
ÉTIEKfN».
Pourquoi pas?
GERMAINE
Est-ce un homme bon ou un homme méchant que je vais retrouver ?
C'est selon.
GERMAINE
Oh I oh I ça gronde déjà.
ETIENNE
Mettons-nous à table.
GERMAINE
Demande pardon avant. (Elle tend le eoiu» il 7 dépdse un baiser du bout des lèvres.) Pas fameux; je pardonne' tout de même.
ETIENNE^ se mettant à table.
Qu'as-tu fait de Pascal ?
GERMAINE
Rien. Il est parti depuis longtemps ; il n'est resté qu'une minute avec moi.
Elle s'assied.
ETIENNE
Il est allé se réconcilier.
GERMAINE
Passe-moi le caviar.
ETIENNE^, grognon.
Il n'y a pas de potage ?
GERMAIN9
C'est toi qui as commandé.
ETIENNE
Pas'^.al t'a dit le nom de la personne qui était làf
QERMAINB.
Mademoiselle Villiers.
ETIENNE
Son ami Garrington est à Pise, en train de mourir et elle venait me demander de pousser jusque-là quand je serai à Florence.
GERMAINE
Elle savait donc que tu partais ? '
ETIENNE
Elle a déjeuné ce matin avec les Marcotte.
GERMAINE
Quelbesoin de s'adresser à toi ! Elle a de l'aplomb, celle-là.
ETIENNE
Voyons, je suis médecin, j'allais là-bas; puis, après dix ans!,.. Catherine Villiers n'est plus une jeune femme.
GERMAINE
Elle exerce encore.
ETIENNE
Si peul
Est-ce qu'elle a toujours sa figure bourgeoise?
ETIENNE
Toujours son teint clair et ses cheveux lisses.
GERMAINE
On ne croirait jamais que c'est une femme de théâtre.
ETIENNE
Ma foi, tu as plus l'air d'une actrice qu'elle.