SCÈNE I. — LA FÉE, MÉLINDE
LA FÉE
Les enfants que vous m’avez confiés, chère Mélinde, m’ont fait éprouver bien des chagrins depuis trois mois !
MÉLINDE
Quoi! mes filles...
LA FÉE
Ne vous effrayez pas, le mal n’est pas sans remède : vous savez que je présidai à leur naissance; mais comme mon pouvoir est borné, je ne pus leur faire qu’un seul don. Il m’était permis de choisir, je n’hésitai pas : je leur donnai un coeur reconnaissant. . .
C’était en même temps travailler pour vous et pour elles ; ce don vaut tous les autres.