‹ Théatre d'education a l'usage de la jeunesse (volume 2)Chapitre 47 sur 122 · SCÈNE VI. — JOSEPH, PHASÉAR · texte numérisé non relu

SCÈNE VI. — JOSEPH, PHASÉAR

JOSEPH

Venez, cher Phaséar ; j’ai besoin de vous.

PHASÉAR.

Disposez de moi, seigneur.

JOSEPH

Puis-je compter sur un secret inviolable?

PHASÉAR.

Douteriez-vous de mon amitié?

JOSEPH

. Les moments me sont chers; écoutez. Les Hé-

lii JOSEPH,

breux vont revenir avec leurs frères. Avant de les laisser partir, je veux leur donner un splendide festin. Je ne paraîtrai point au banquet; mais vous y serez, vous agirez pour moi. Je vais donner des ordres pour que ma coupe d’or soit placée devant le jeune Benjamin ; lorsqu’il partira, vous la cacherez adroitement dans le sac que cet enfant porte sur son épaule. Voilà tout ce que j’exige de vous.

PHASÉAR.

Quoi, seigneur... je cacherai furtivement cette coupe!... Je ne vous comprends pas..» Est-ce un don que vous voulez faire?. . .

Non ; gardez-vous surtout d’être aperçu.

PHASÉAR.

Mais quel est votre dessein?

JOSEPH

A peine seront-ils arrivés aux portes de Memphis qu’on les arrêtera par mon ordre, en leur demandant ma coupe, qui se trouvera dans le sac de Benjamin : alors on les ramènera dans ce palais comme des criminels.

Qu’entends-je !

PHASÉAR.

COMÉDIE. I 45

JOSEPH

Je ne m’étonne point de votre surprise, et je vais l’augmenter encore. Apprenez mon secret tout entier : ces étrangers qui vous intéressent sont, mes frères.

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