Z I R P II É E
Ah ! s'il n'ëtoit que laid !
PHÉDIME
Enfin il possède toutes les qualite's avec lesquelles vous avez subjugue son attachement, et vous y êtes insensible!
ZIRP H É E.
Insensible! Non, je ne le suis point 5 mais je ne pourrai jamais m'accoutumer à le regarder.
phédi:me.
Qu'il effraie d'abord , je le conçois 5 mais lorsqu'on connoît sa bonté' , sa douceur , est-il possible de le redouter ? D'ailleurs , sa figure est bizarre, il est vrai^ mais, après tout, j'en ai vu de plus choquantes : il se rend justice du moins , il n'est pas fat.
ZIRPHÉE.
Fat... Que vous êtes folle!
PHÉDIME
Pourquoi ne le seroit-il pas comme tant d'autres qui ne sont guère mieux que lui traites de la nature?
COMEDIE. 6ï
ZIRPHÉE.
Tous étiez avec lui tout à l'heure ^ que vous disoit-il ?
PHÉn IME.
Que vous faites son malheur.
C'en est un grand pour moi.
PHÉDIME
Je suis sûre qu'il n'est pas loin d'ici..
ZIRPHÉE.
Vous croyez ?...
PHÉDIME
Voulez-vous que je l'appelle ?
ZIRPHÉE.
Je n'ose.
PHÉDIME
Allons , quelle enfance !
ZIRPHÉE.
Je crois l'entendre.
PHÉDIME
Oui , c'est lui... Zirpliëe! vous pâlissez.
ZIRPHÉE.
Non , ce n'est rien... Phe'dime , ne me quittez pas.
Le voilà : de grâce , faites-vous violence ^ restez un instant.