‹ Théatre d'éducationChapitre 12 sur 130 · Z I R P II É E · texte numérisé non relu

Z I R P II É E

Ah ! s'il n'ëtoit que laid !

PHÉDIME

Enfin il possède toutes les qualite's avec lesquelles vous avez subjugue son attachement, et vous y êtes insensible!

ZIRP H É E.

Insensible! Non, je ne le suis point 5 mais je ne pourrai jamais m'accoutumer à le regarder.

phédi:me.

Qu'il effraie d'abord , je le conçois 5 mais lorsqu'on connoît sa bonté' , sa douceur , est-il possible de le redouter ? D'ailleurs , sa figure est bizarre, il est vrai^ mais, après tout, j'en ai vu de plus choquantes : il se rend justice du moins , il n'est pas fat.

ZIRPHÉE.

Fat... Que vous êtes folle!

PHÉDIME

Pourquoi ne le seroit-il pas comme tant d'autres qui ne sont guère mieux que lui traites de la nature?

COMEDIE. 6ï

ZIRPHÉE.

Tous étiez avec lui tout à l'heure ^ que vous disoit-il ?

PHÉn IME.

Que vous faites son malheur.

C'en est un grand pour moi.

PHÉDIME

Je suis sûre qu'il n'est pas loin d'ici..

ZIRPHÉE.

Vous croyez ?...

PHÉDIME

Voulez-vous que je l'appelle ?

ZIRPHÉE.

Je n'ose.

PHÉDIME

Allons , quelle enfance !

ZIRPHÉE.

Je crois l'entendre.

PHÉDIME

Oui , c'est lui... Zirpliëe! vous pâlissez.

ZIRPHÉE.

Non , ce n'est rien... Phe'dime , ne me quittez pas.

Le voilà : de grâce , faites-vous violence ^ restez un instant.

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