DORIZÉE, LA MARQUISE, LA VICOMTESSE
( Dorizée reste un moment dans le fond du théâtre à considérer la mascarade ai^ec surprise y la vicomtesse et la marquise paroissent interdites et confuses. )
DORIZÉE, s'' avançant.
Je trouble à regret vos plaisirs, mais il faut absolument que je dise un mot à ma nièce
LA VICOMTESSE, has à la marquise.
Sauvez-vous , mon cœur... je resterai , j'essuierai la scène à votre place , je me sacrifie volontiers...
LA MARQUISE, bas à la vicomtesse.
Non, sortez vous-même, je vous en conjure.
LA VICOMTESSE, baS.
Je ne puis vous abandonner.
DORIZÉE.
J'ai perdu Ihabitude du bal.... et vous êtes trop bien de'guise'es pour que je puisse vous reconnoître... Ma nièce, voulez-vous bien me re'pondre ?...
LA VICOMTESSE, s' avançant avec une petite voix de bal.
Ma clière tante , pardonnez-moi cetle petite mascarade.
LA MARQUISE, se démasquant.
Ma tante, je suis au désespoir!...
LA VICOMTESSE, bas à la marquise.
Cest donc moi qui dois prendre le parti de la fuite... Adieu , mon cœur. Je suis inconsolable de tout ceci. Les tantes et les belles - mères sont aujourd'hui conjurées contre moi^ je vais me livrer à la mienne , pour me punir du trouble que je vous, cause... Adieu.
( Elle sort, )