‹ Théatre d'éducationChapitre 17 sur 130 · P II É D I M E · texte numérisé non relu

P II É D I M E

Mais Phanor consentiroit-il à se se'parer de vous ?

ZIRPHÉE.

Phanor est trop géne'reux pour attenter à notre liberté.

Pour moi, je me trouve bien ici, et je suis fort tentée d'y rester.

ZIRPHÉE.

Quoi ! Phédime , sans moi ?

Je resterois pour consoler Phanor.

ZIRPHÉE.

Le consoler ?...

PHÉDIME

Je suis sensible , il est reconnoissant , mon amitié le dédommageroit de votre ingratitude^ et de cette manière, ma chère Zirphée , je réparerois vos torts 5 ainsi ne vous contraignez point avec lui.

Que nos caractères, Phe'dime , sont différens : tout est pour vous sujet de plaisanterie.

F HÉ Dm F.

Mais point du tout, je ne plaisante pas.

Je Tavois cru... Pvompons cet entretien... ( à part. ) Je ne sais ce que j'ai , je me sens une humeur...

p II É J) I M E.

\ous tombez dans la rêverie.

ZIRPHÉE.

Il est vrai.

p HÉ DIME.

Voulez- vous être seule ?

ZIRPHÉE.

Mais, comme vous voudrez.

PH É DIM E

Adieu, Zirphëe, à ce soir.

ZIRP HÉ E.

Où allez-vous donc?

Moi, je ne rêve point, et j'aime à causer. Je vais chercher Phanor.

A la bonne heure... mais je me flatte que vous voudrez bien ne pas lui faire part de l'enlrelien que nous venons d'avoir ensemble.

PHÉDIIWE.

Ah ! je suis discrète ^ et je vous promets de ne lui pas parler de vous.

C'est tout ce que je de'sire... Mais que lui direz-vous donc?

Vous êtes bien curieuse.

z I R p II É E.

Quoi donc , est-ce un mystère ?

p II É I) J M E.

Mais peut-être...

Je n'ai nulle envie de le pe'nétrer , je vous assure.

Daus ce cas je me tairai donc.

z I R p H É E , à paru Je n'y puis plus tenir.

PUÉ DIME

Adieu donc, Zirphe'e, quand votre rêverie sera finie, vous me rappellerez... {à pari. ) Allons chercher Phanor , et lui donner des conseils salutaires.

{Elle sort.)

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